Rééquilibrage énergétique

shiatsu

Le shiatsu

 

Il est l’une des huit approches alternatives reconnues en EUROPE COMME MEDECINE NON CONVENTIONNELLE digne d’intérêt. C’est le 29 mai 1997 que le Parlement Européen adopte la résolution sur le statut des médecines non conventionnelles, présentée pour la première fois le 25 avril 1994. L’amendement du 17 juin 1998 adopté par le parlement Européen reprend l’intégralité de l’article 2 de la résolution (n75) sur le statut des médecines non conventionnelles votée le 29 mai 1997(’A4-0075-97), à savoir :

 « L’évaluation de l’efficacité, de la sécurité et du champ d’application des thérapies non conventionnelles en tenant compte de leur rôle préventif et des possibilités d’une approche individuelle et holistique de la santé ».

 

Le praticien

Il se doit de respecter l’intégrité physique et morale du patient. Il est tenu au secret professionnel. Il s’engage à ne pas établir de diagnostic médical et à exercer son art dans le strict domaine de la prévention.

 

Quelle est l’origine de cette médecine ?

La thérapie manuelle japonaise (SHIATSU) est née au début du siècle. Elle emprunte à la médecine chinoise son principe d’action. Seule la manipulation diffère et confère au Shiatsu un caractère unique de "soin manuel énergétique sur l’ensemble du corps". Le Shiatsu n’est pas un massage, c’est un toucher thérapeutique rééquilibrant.

 

Quels sont ses principes ?

Médecine et philosophie sont indissociables. L’homme est considéré de manière globale. Il est un tout, unique, un microcosme dans le macrocosme : il est lui-même un "petit univers" qui subit et participe aux mêmes lois que le "grand univers".

 

Les grands principes sont tous nés de l’observation : les anciens cherchèrent plus à répondre au "Comment ?" qu’au "Pourquoi ?". Ils observèrent que les changements de climat influencent certaines maladies, que les saisons font apparaître certains maux, que certaines affections sont exacerbées à certaines heures.

 

 

Le principe vital est la circulation de l’Energie

 

 

 

Qu’est-ce que l’Energie ?

 

L’Energie, le souffle : c’est le flux vital entre deux pôles opposés et complémentaires qui anime toute chose sur la terre :

 

YIN-YANG

Le jour (Yang) n’existe que par rapport à la nuit (Yin).  Le chaud (Yang) n’existe que par rapport au froid (Yin). Ainsi, l’homme est un relais entre le Ciel (Yang) et la Terre (Yin) :

 

Ce modèle cosmogonique s’applique immédiatement à la médecine. Ainsi, dans tout traitement, il sera tenu compte de la circulation CIEL-HOMME-TERRE qui lorsqu’elle évolue librement protège l’individu contre les maladies (physiques ou psychiques).   Nous pouvons dégager 3 grands fluides :

 

L’Energie défensive (défense du corps contre les agressions externes).

L’Energie alimentaire (fruit de l’assimilation des aliments liquides et solides).

L’Energie Ancestrale (réservoir unique contenant l’hérédité des géniteurs).

 

Quel est son mode d’action ?

 

L’Energie est une source de vie. Tous les êtres et les choses sont des manifestations plus ou moins subtiles de l’énergie.

 

Le ciel est moins manifesté que la terre, il est représentatif du Yang. La terre, dense, plus manifestée, représente la matière, type Inn.

 

L’oscillation permanente entre ces deux pôles expliquera d’ailleurs le type de pensée, non dualiste, des orientaux car tels les plateaux d’une balance réunis par le fléau central, l’équilibre n’est possible que grâce à un troisième élément. (Cf. l’exemple de l’eau).

 

Les anciens textes disent "L’Energie rentre à 3 heures du matin dans le méridien du poumon" (Nous comprenons mieux maintenant pourquoi les crises d’asthme apparaissent vers 3-4 heures du matin). Les pathologies suivent également ces mêmes heures. Suivant l’heure de la journée, les marées  énergétiques viendront alimenter tous les autres méridiens.

 

 

Qu’entend-on nous par méridiens ?

 

Un méridien désigne les "chemins" qui permettent à l’énergie de circuler d’une région ou d’un organe  à l’autre. 12 méridiens situés de chaque côté du corps "représentent" toutes les fonctions organiques (foie, reins, cœur, système nerveux ....). 8 méridiens nommés "Merveilleux vaisseaux", sont des régulateurs du Yin et du Yang. Pour citer un exemple, le méridien de la vésicule biliaire (VB) débute au coin externe de l’œil et se termine à l’extrémité du quatrième orteil. Entre ces deux points, il aura "couvert" le temporal, l’oreille, l’épaule, les organes foie et vésicule, la hanche, la cuisse, et la jambe sur leur face externe.  Des douleurs peuvent s’étager sur tout le trajet du méridien indiquant un dysfonctionnement de la vésicule biliaire. C’est pourquoi les japonais traite les migraines temporales en massant le quatrième espace métatarsien. (Ce qui est en haut est en bas, ce qui en bas est en haut)

 

 

Comment se pratique cette technique ?

 

Il s’agit de traiter le corps dans sa totalité par pression rythmée sur tous les méridiens pour obtenir un équilibrage global. Lors d’un Shiatsu thérapeutique, chaque séance est précédée de la prise des pouls et d’un interrogatoire qui déterminera les méridiens à traiter.

Des points isolés, véritable «robinet de l’Energie » pourront être stimulés de manière sélective. Ils sont souvent des commandes à distance qui ouvrent les zones bloquées (points clés des merveilleux vaisseaux).

 

Qui peut en bénéficier ?

 

L’expérience prouve que l’âge des patients traités par le Shiatsu s’étale sur tous la âges de la vie. Il n’est pas possible de dresser une liste exhaustive des résultats obtenus, citons néanmoins :

 

Dans le domaine rhumatologique : arthrose, arthrite, lombalgie, sciatique, cervicalgie, torticolis...

Dans le domaine gynécologique : tous les soins post-partum, grossesse difficile, troubles du cycle menstruel...

Dans le domaine psychologique : dépression nerveuse, anxiété, angoisse, toxicomanie, troubles sexuels, insomnies...

Dans le domaine de la circulation sanguine : varices, œdèmes, hypo et hypertension... Dans le domaine digestif : constipation, diarrhée, colite... Dans le domaine des troubles fonctionnel des organes : foie (migraines ophtalmiques), vésicule biliaire, estomac, pancréas, intestin, poumon (asthme).  

Toute personne qui ne présente aucune manifestation apparente, mais qui se sent fatiguée, «sans  énergie» peut être amenée à consulter car les troubles énergétiques précèdent toujours l’apparition des symptômes.

 

Quelle est la longueur du traitement ?

 

Tout dépend de l’ancienneté et de la gravité du problème. Quelquefois, une seule séance règle des cas aigus.

Lors de certains problèmes chroniques, le traitement peut s’étaler sur plusieurs mois et nécessite, au moins une séance par semaine pour donner une impulsion suffisante.

 

Il est à remarquer que certaine personne ayant ressenti les bienfaits du Shiatsu désirent une séance par mois. Cette pratique régulière prouve la compréhension intime du facteur énergétique car l’on a trop souvent tendance à s’éloigner de l’équilibre absolu.

 

 

L’intervention du Shiatsu diminue les variations autour de l’équilibre.

 

Moins de variations importantes – plus de stabilité

Ce recentrage autour de l’axe de l’équilibre correspond à une action plus efficace, à un organisme bien  « réglé », il y a beaucoup moins de pertes d’énergie, l’individu se sent plus fort, mieux armé.

 

Le praticien peut-il évaluer votre état de santé ?

 

Il existe en médecine chinoise et japonaise de nombreux paramètres qui reflètent l’état de santé de la personne. Le premier examen qui est effectué par un praticien traditionnel est la prise des pouls :

12 pouls chinois correspondants aux 12 principaux méridiens.  Quand elle est opérée par un professionnel compétent, elle donne tout de suite :

l’état de santé énergétique global

l’énergie héréditaire : capital de base

votre rythme par rapport à la saison

sur quel mode vous fonctionner : nerveux, lymphatique, sanguin, Yin ou Yang...

le fonctionnement harmonieux ou non des organes et viscères.

 

Les pouls chinois donnent des renseignements indispensables. Ils sont la porte de l’être du patient et quand le praticien les «saisit», il est en prise directe avec la personne.

L’interrogatoire et la palpation tout au long de la séance confirmeront le bilan de santé faite avec la prise des pouls.

Il est intéressant de signaler que l’absence de symptôme ne signifie pas être en bonne santé, à contrario des symptômes même fréquents n’impliquent pas forcément une mauvaise santé.

 

Pourquoi il y a-t-il parfois des réactions après une séance de shiatsu ?

 

Là aussi, cela dépend de la chronicité des symptômes et de la personnalité de chacun. Néanmoins, on note dans 70% des cas, une fatigue plus ou moins importante, le soir même ou le lendemain de la séance.

 

« C’est une fatigue saine » 

 

Elle  correspond  à  un travail  énergétique  interne  avec  prédominance  du système nerveux parasympathique sur l’orthosympathique qui est trop souvent sollicité, voir sur-stimulé, dans notre société moderne, et à l’activité du foie qui s’améliore grâce au drainage effectué durant la séance. 

Cela signifie également que le corps a saisi l’impulsion.

 

Dans d’autre cas, et surtout chez les enfants, il y a surexcitation après la séance : les tensions s’éliminent spontanément.

Enfin, il y a des réactions correspondantes à chaque problème particulier. Le foie, quand il se nettoie engendre nausée, migraines...Quand le système nerveux se rééquilibre, il peut y avoir insomnie ou hypersomnie. Ces réactions sont toujours passagères.

Faites-en part à votre praticien car certains symptômes, si surprenants soient-ils, peuvent être importants pour le suivi des séances.

 

Les japonais disent « il faut briser la maladie », sans réaction pas d’amélioration.

Pour moi, le shiatsu est un accompagnement qui permet à chacun de révéler sa propre capacité de guérison que nous possédons tous au cœur de nous mêmes.

La notion de rééquilibrage évoquée au début de cet article n’est pas toujours confortable ; la notion de confort étant primordiale dans notre mode de pensée occidental, le shiatsu peut faire remonter des émotions ou vécus refoulés qui encombrent le bon passage de l’énergie. Ces remontées ou prises de conscience évacuées laissent ensuite un sentiment d’harmonisation.

 

Pourquoi certaines séances sont-elles douloureuses ?

 

Il est admis par les praticiens qu’une « bonne séance » révèle certaines douleurs. A contrario, ce n’est pas parce que le Shiatsu délivré est douloureux qu’il est forcément de bonne qualité. La douleur est toujours associé à une énergie stagnante qui « fait barrage ». le fait de lever se barrage peut être en effet désagréable mais n’est pas systématique.

 

La phrase que l’on entend très souvent en cabinet est « c’est une douleur qui fait du bien ». « Je me sens mieux ».

En effet, lorsque les doigts rencontrent un «nœud», le contact est souvent douloureux, mais quand le patient sent dans le même temps une certaine délivrance, l’on comprend que ce type de douleur puisse être bienfaisant.

 

Au fil des séances, comme le corps se dénoue, les douleurs disparaissent peu à peu et pour la grande majorité des patients, c’est l’impression de bien-être et de confort qui domine toujours.

 

N’oublions pas que la douleur est une porte d’entrée vers l’intérieur, elle nous guide par son emplacement, sa fréquence, son heure d’apparition, elle est indispensable en tant que signal d’alarme. La douleur est une forme d’évacuation d’une tension

 

Une grande loi pour moi très importante est que notre corps est notre meilleur ami, notre plus fort allié. Remercions le en lui accordant la place qu’il mérite…

 

 

 

 

Patrick Rossignol

accompagnement à l’éveil corporel

 

praticien FFST Fédération Française de Shiatsu Traditionnel

licence fédérale 3872

certifié praticien en techniques manuelles

collège de naturopathie traditionnelle holistique

cenatho, daniel kieffer